Alessandro Allori est un peintre italien de la Renaissance tardive, figure importante du maniérisme florentin. Élève et fils adoptif d’Agnolo Bronzino, il s’inscrit pleinement dans la tradition artistique de Florence tout en développant un style personnel marqué par l’élégance formelle et la complexité propres au maniérisme. Formé très jeune dans l’atelier de Bronzino, peintre officiel de la cour des Médicis, Allori acquiert une maîtrise rigoureuse du dessin, de la composition et de l’anatomie. Cette formation académique se traduit par des figures aux proportions étudiées, des poses sophistiquées et un rendu très soigné des surfaces, caractéristiques essentielles de son œuvre. Il bénéficie également de l’influence de Michel-Ange, perceptible dans la monumentalité de certains corps et la tension expressive de ses compositions.
Alessandro Allori travaille principalement à Florence, où il reçoit de nombreuses commandes religieuses et décoratives. Il réalise des retables, des fresques, ainsi que des peintures mythologiques destinées aux églises et aux palais aristocratiques. Parmi ses œuvres les plus connues figurent des représentations du Christ, de la Vierge, de saints et de sujets bibliques, traités avec une grande précision formelle et une palette souvent brillante. Il participe également à des chantiers décoratifs majeurs, notamment pour les Médicis, contribuant à l’image de prestige de la cour florentine.
À la fin du XVIᵉ siècle, Allori devient l’un des peintres les plus actifs et respectés de Florence. Son art, parfois jugé érudit et complexe, reflète les préoccupations intellectuelles de son époque, où la virtuosité technique et la sophistication stylistique priment sur le naturalisme. Il est aussi reconnu pour son rôle de théoricien et d’enseignant, transmettant les principes du dessin et de la peinture à la génération suivante.